Test & Avis Expert
Open Video Downloader est une interface graphique pour yt-dlp : elle télécharge vidéos, pistes audio, sous-titres et métadonnées depuis plusieurs centaines de sites, avec choix de la résolution, de la cadence et du format, et prise en charge des listes de lecture. Licence AGPL-3.0. L’application est construite avec Tauri, un frontal Vue 3 en TypeScript et un arrière-plan en Rust, ce qui la rend nettement plus légère que les interfaces Electron équivalentes. Versions pour Windows x64, macOS Intel et Apple Silicon, Linux en AppImage, .deb et .rpm, x64 et aarch64. La version 3.2.1 a été publiée le 5 juillet 2026 et le dépôt reste actif.
Comment ça marche
L’application n’extrait rien elle-même : elle pilote yt-dlp, qui fait le travail de récupération, et ffmpeg, qui assemble les flux vidéo et audio séparés que servent la plupart des plateformes. Le gain pour la vie privée est indirect mais réel : une fois la copie sur votre disque, vous ne repassez plus par le lecteur du site et ses traceurs à chaque visionnage, et le service ne reçoit plus de signal à chaque lecture.
La distribution passe par les versions publiées sur GitHub, Homebrew, WinGet ou le Microsoft Store. Le projet signale que la version du Microsoft Store est mise à jour plus lentement et que la mise à jour automatique de yt-dlp n’y fonctionne pas — point important, parce que yt-dlp doit être à jour pour suivre les changements des plateformes. Aucun compte n’est demandé, aucun serveur du projet n’intervient, et il n’y a pas de modèle économique.
Ce que ça ne protège pas
Le téléchargement lui-même n’est pas anonyme. Votre adresse IP est visible du site auquel yt-dlp s’adresse, exactement comme lors d’un visionnage ordinaire, et la requête porte les mêmes marqueurs. Si vous fournissez des cookies de session pour accéder à un contenu réservé, le téléchargement est directement rattaché à votre compte.
La dépendance à yt-dlp est structurelle. Les plateformes modifient régulièrement leurs mécanismes de diffusion, et chaque changement casse l’extraction jusqu’à correction en amont. Une interface graphique n’y change rien : elle hérite des pannes de yt-dlp et du délai nécessaire pour qu’une nouvelle version soit empaquetée puis distribuée.
Enfin, les fichiers téléchargés conservent les métadonnées que le site y a placées, et le cadre légal du téléchargement dépend du pays et des conditions du service concerné — le projet le rappelle lui-même.
Face aux alternatives
FreeTube vise le visionnage plutôt que l’archivage, avec les mêmes fragilités d’extraction. NewPipe et LibreTube couvrent le même terrain sur Android. Pour constituer une médiathèque consultable ensuite, Jellyfin est le complément logique en aval. Open Video Downloader se distingue en donnant accès aux options de yt-dlp — format, résolution, sous-titres, listes — sans ligne de commande.