Test & Avis Expert
OpenStreetMap est une base de données cartographique mondiale construite par des contributeurs bénévoles. Ce n'est pas une application de navigation : c'est la donnée sous-jacente, que d'autres logiciels affichent, interrogent et redistribuent.
Comment ça marche
Les contributeurs relèvent routes, bâtiments, commerces, sentiers et arrêts de bus à partir d'imagerie aérienne, de traces GPS et de relevés de terrain, puis les décrivent par des attributs. Le site et les services associés sont exploités par la Fondation OpenStreetMap pour le compte de la communauté, l'hébergement étant soutenu par des partenaires. Les données sont publiées sous licence ODbL (Open Database License) : chacun peut les utiliser à n'importe quelle fin, à condition de créditer OpenStreetMap et ses contributeurs et de redistribuer sous la même licence les bases dérivées. C'est cette licence qui permet à des applications d'embarquer des cartes hors ligne, sans interroger un serveur à chaque déplacement.
Ce que ça ne protège pas
Afficher une carte OpenStreetMap ne dit rien de ce que fait l'application qui l'affiche. Le site openstreetmap.org et les serveurs de tuiles publics voient les requêtes qui leur parviennent comme n'importe quel site : le gain de confidentialité vient des applications qui téléchargent les cartes à l'avance et calculent les itinéraires sur l'appareil, pas de la base elle-même. La qualité varie fortement d'une zone à l'autre, puisqu'elle dépend du nombre de contributeurs : des villes européennes très détaillées, des régions entières approximatives. Les informations commerciales comme les horaires ou les fermetures vieillissent sans que personne ne soit tenu de les corriger. Contribuer, enfin, n'est pas anonyme : les modifications sont publiques, horodatées et rattachées à un pseudonyme durable, ce qui laisse apparaître les zones qu'un contributeur fréquente.
Face aux alternatives
Face à Google Maps, la comparaison porte moins sur la carte que sur le modèle : pas de compte, pas de profil publicitaire, pas d'historique de positions côté serveur, mais pas non plus de trafic en temps réel comparable ni de fiches de commerces tenues à jour par des millions de signalements. Les applications qui exploitent ces données, Organic Maps ou OsmAnd par exemple, se distinguent entre elles sur le calcul d'itinéraire et l'usage hors ligne bien plus que sur la carte affichée.
