Test & Avis Expert
PhotoPrism est une galerie photo que l'on installe sur sa propre machine ou son propre serveur. Elle indexe une bibliothèque existante et permet d'y chercher par contenu, par lieu ou par visage, sans envoyer les images à un service tiers. Elle vise celui qui veut quitter un stockage photo en ligne tout en conservant la recherche automatique qui en faisait l'intérêt.
Comment ça marche
Le logiciel est sous licence AGPL-3.0 et édité par PhotoPrism UG, à Berlin. L'installation recommandée passe par Docker, avec des guides pour NAS, Raspberry Pi et FreeBSD. PhotoPrism pointe vers un dossier de photos, l'indexe, en extrait les métadonnées, classe les images par contenu et par lieu, repère les doublons et regroupe les visages — ces traitements s'exécutent sur votre machine, sans appel à un service de reconnaissance externe. La base de données est SQLite ou MariaDB 10.5.12 ou supérieur. Un serveur WebDAV intégré permet de synchroniser depuis un téléphone. Les besoins matériels annoncés sont au minimum deux cœurs, 3 Go de mémoire, 4 Go d'espace d'échange et un système 64 bits ; la conversion RAW et TensorFlow sont désactivés en dessous d'1 Go. L'édition communautaire est gratuite ; des adhésions payantes ajoutent des rôles d'utilisateurs supplémentaires, une interface de gestion des comptes et des fonds cartographiques enrichis.
Ce que ça ne protège pas
Auto-hébergé ne veut pas dire chiffré. Les photos sont stockées en clair sur le disque du serveur, et la base indexée l'est aussi : quiconque accède à cette machine accède aux images. Il n'y a pas de chiffrement de bout en bout, et la sécurité du tout dépend entièrement de votre configuration — HTTPS, mots de passe, exposition ou non du service sur internet, sauvegardes. La gestion fine des comptes relève des adhésions payantes, ce qui limite l'édition gratuite à un usage largement individuel. L'indexation initiale d'une grosse bibliothèque est longue et gourmande. L'interface est en anglais.
Face aux alternatives
Immich vise le même besoin avec des applications mobiles et une sauvegarde automatique depuis le téléphone, plus proches de l'expérience d'un service en ligne. Piwigo est plus ancien et plus orienté organisation en albums que recherche automatique. Ente Photos prend le problème à l'envers : service hébergé mais chiffré de bout en bout, sans serveur à administrer et sans accès de l'hébergeur aux images.