Test & Avis Expert
Surfshark est un VPN commercial exploité par Surfshark B.V., société de droit néerlandais immatriculée à Amsterdam sous le numéro KvK 81967985. Depuis 2022, elle relève de la même société de tête que Nord Security, l'éditeur de NordVPN, tout en conservant une exploitation distincte. Ce détail compte : choisir Surfshark plutôt que NordVPN pour diversifier ses fournisseurs ne diversifie pas grand-chose.
Comment ça marche
Un VPN chiffre le trafic de votre appareil jusqu'à un serveur de l'opérateur, qui le réémet vers Internet : votre fournisseur d'accès ne voit plus quels sites vous consultez, et les sites voient l'adresse IP du serveur et non la vôtre. Surfshark prend en charge WireGuard, OpenVPN et IKEv2, et indique exploiter depuis 2020 un parc de serveurs fonctionnant exclusivement en mémoire vive — une machine qui n'écrit rien sur disque perd tout à chaque redémarrage. Le nombre d'appareils connectés simultanément n'est pas plafonné par abonnement. La politique de non-conservation des journaux a fait l'objet d'une vérification par Deloitte en 2023 puis en 2025 ; un premier audit technique avait été confié à Cure53 en 2018.
Ce que ça ne protège pas
Un VPN ne rend pas anonyme : il remplace un intermédiaire qui voit passer tout votre trafic — votre fournisseur d'accès — par un autre, l'opérateur du VPN, techniquement en position de voir les destinations que vous visitez. Un audit de non-conservation constate une configuration à un instant donné ; il ne garantit pas le comportement futur et ne peut rien contre une injonction portant sur le trafic en cours. Un VPN ne bloque ni les cookies, ni les scripts de pistage, ni l'empreinte du navigateur, et il n'a aucun effet sur ce que vous transmettez en étant connecté à un compte nominatif. Enfin, les applications clientes ne sont pas publiées en source ouverte : l'examen indépendant s'arrête à ce qu'un auditeur mandaté par l'éditeur a été autorisé à regarder.
Face aux alternatives
AdGuard VPN repose sur un protocole maison non publié, ce qui réduit encore la prise offerte à un examen externe. Tor répond à un besoin différent : il répartit la confiance entre trois relais indépendants au lieu de la concentrer sur un opérateur, mais il est lent et mal accepté par beaucoup de sites. Pour contourner un filtrage géographique ou se couvrir sur un Wi-Fi partagé, un VPN convient ; face à un adversaire capable de contraindre l'opérateur, non.
