Test & Avis Expert
OpenCut est un éditeur vidéo qui s’exécute dans le navigateur, publié sous licence MIT. L’interface est en anglais. Le projet se présente comme une alternative libre à CapCut et s’appuie sur le traitement local des fichiers : les vidéos importées sont manipulées dans l’onglet, pas téléversées vers un serveur de l’éditeur.
Comment ça marche
Le point important est l’état du projet, que le dépôt décrit sans ambiguïté. OpenCut est en cours de réécriture complète. Le dépôt opencut-app/opencut-classic, qui porte la version actuellement servie sur opencut.app, a été archivé le 17 mai 2026 : il ne reçoit plus de correctif. Le nouveau dépôt opencut-app/opencut vise un cœur en Rust partagé entre le navigateur, le bureau et le mobile, avec une API d’édition et un système de greffons ; son README indique explicitement que la version « classic » est « celle qu’il faut utiliser aujourd’hui » et que la réécriture vivra sur une adresse séparée jusqu’à ce qu’elle soit prête. Les derniers commits de la réécriture datent d’août 2026.
Le modèle est celui d’un projet communautaire sans offre payante à ce jour. Puisque le traitement a lieu dans l’onglet, la confidentialité repose sur le navigateur : les fichiers restent dans la mémoire de la page et dans le stockage local du navigateur, et disparaissent avec lui.
Ce que ça ne protège pas
Un éditeur web n’est pas un logiciel installé. Le code exécuté est celui que le serveur envoie à chaque visite : rien ne garantit à l’utilisateur que le code servi sur opencut.app correspond au dépôt public à un instant donné, et une modification du site change le comportement sans qu’une mise à jour soit installée. C’est une différence structurelle avec Shotcut ou Kdenlive, dont on installe une version figée et vérifiable.
Deux limites pratiques s’ajoutent. Le dépôt qui fait tourner le site est archivé : il ne recevra plus de correctif de sécurité, y compris sur ses dépendances. Et le traitement en navigateur plafonne vite — mémoire disponible, décodage logiciel, absence de fichiers proxy — ce qui le réserve aux séquences courtes.
Face aux alternatives
Pour un besoin ponctuel, sur une machine où l’on ne peut pas installer de logiciel, OpenCut a une place. Pour un usage régulier, Kdenlive et Shotcut offrent un code figé, maintenu et audité, sans dépendance à ce qu’un serveur décide de servir. OpenShot est une autre option de bureau ; son module de statistiques n’envoie rien tant que la case proposée au premier lancement reste décochée.
