Test & Avis Expert
OpenShot est un éditeur vidéo de bureau publié sous licence GPLv3 ou ultérieure, édité par OpenShot Studios, LLC, société états-unienne active depuis 2008. Il existe pour Windows (64 et 32 bits), macOS (Intel et Apple Silicon), Linux (AppImage 64 bits) et Chrome OS via le mode Linux. La version 4.0.0 a été publiée le 30 août 2026 et ajoute l’enregistrement de l’écran et de l’audio directement dans un projet.
Comment ça marche
Le montage, le rendu et l’export s’exécutent sur la machine, via la bibliothèque libopenshot. Il n’y a ni compte, ni abonnement, ni limite de durée, ni filigrane. Le logiciel est distribué gratuitement depuis le site officiel ; la version du Microsoft Store est payante et sert de canal de soutien, avec mise à jour automatique en contrepartie.
OpenShot embarque un module de statistiques et de rapports d’erreurs, désactivé tant que l’utilisateur ne l’a pas accepté. Au premier lancement, le logiciel force le réglage « Send Anonymous Metrics and Errors » à faux, puis le tutoriel d’accueil propose de l’activer par une case à cocher, décochée par défaut (comportement vérifié dans le code de la version 4.0.0). Une fois accepté, le module envoie ses événements à Google Analytics 4, sur le point d’entrée https://www.google-analytics.com/mp/collect, et les erreurs à Sentry. Les données transmises comprennent la version du logiciel, de Python et de Qt, la langue, le système d’exploitation et la distribution, un identifiant d’installation persistant, ainsi que les écrans ouverts et les actions d’interface. Le choix se modifie dans les préférences, onglet « Avancé ».
Ce que ça ne protège pas
Si la case a été cochée, l’usage du logiciel alimente un compte Google Analytics tiers, et l’adresse IP de la machine est vue par Google à chaque événement ; l’identifiant d’installation permet de relier ces événements d’une session à l’autre. Le traitement vidéo reste local dans tous les cas.
Au-delà, OpenShot ne retire pas les métadonnées des rushes importés, et le fichier exporté peut donc conserver des traces de l’appareil de prise de vue ; ExifTool reste nécessaire avant publication. Le logiciel a par ailleurs une réputation ancienne d’instabilité sur les projets longs, et le développement repose sur une équipe très réduite autour d’une société commerciale unique.
Face aux alternatives
Shotcut et Kdenlive couvrent le même besoin sans module d’analytique : ni l’un ni l’autre ne remonte de statistiques d’usage. Shotcut propose une vérification de mise à jour, sans l’imposer ; Kdenlive a un panneau « Ressources en ligne » que l’on ouvre soi-même pour chercher des médias libres de droits. Dans les deux cas, le réseau ne sert que si on le demande. Si la simplicité d’OpenShot est décisive, il suffit de laisser décochée la case proposée au premier lancement. OpenCut, qui s’exécute dans le navigateur, évite l’installation mais reste limité aux projets courts.
